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  • : LA PHILOSOPHIE CHEZ GERMINA
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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 11:21

    Les effets capiteux et toxiques d’une philosophie tiennent à sa formule. La formule peut comporter des variantes comme pour n’importe quel stupéfiant. Mais le principe actif est toujours le même. En gros, la bonne recette est celle-ci : décrire, évoquer les expériences d’un sujet qui arrive quelque part ou s’ouvre à quelque chose ou explore quelque chose ou s’efface devant quelque chose… Peu importe la modalité. L’essentiel est que ça vibre et que ça dépayse absolument. On doit sentir le sol se dérober : on passe dans une zone étrange, fantastique, où l’on ne maîtrise plus rien, où tout a une forme irrécusable, apodictique. On éprouve de la sorte la jouissance d’être emporté, sans que la moindre discussion, le moindre doute aient à s’exprimer.

   C’est une jouissance seconde. Pourquoi seconde ? Parce qu’elle est produite, elle ne produit pas. Elle est dérivée, elle n’est pas originaire. Bien entendu, pour élaborer de la matière à jouir, il faut disposer de jouissance originaire. Cette dernière manque au consommateur de philosophie Il n’en voudrait pas d’ailleurs (si par hasard il venait à en soupçonner l’existence) : d’une part, il se verrait frustré dans sa fringale de consommation, d’autre part il n’aurait plus le sentiment d’être conduit.

   Maintenant, de quoi se réjouit la jouissance originaire ? On peut le dire en deux mots : jouissance d’exister. Notons toutefois que l’accolement de ces deux mots ne produit rien. La langue, avec toutes ses virtualités dormantes, n’est pas capable de produire l’étincelle de la jouissance originaire. Il est indispensable ici d’entrer en chair, en os et en existence dans sa propre scène, de toucher à un possible, à du problématique qui ne concerne que soi. Il faut faire comme Socrate dans le Phédon. Dans un passage célèbre il explique ce qui manque à la philosophie de la nature d’Anaxagore. Il se contente pour ce faire  d’exposer le fait de sa présence à lui : Socrate est là, en chair et en os, dans une prison dont il aurait très bien pu s’évader. Voilà ce qu’aucune philosophie passée ne saurait contenir et expliquer : Socrate existant, faisant des choix, discutant avec ses amis le jour de sa mort.

   Nous entrons là au plus profond des fondations d’une philosophie : quelqu’un est là, qui ne tire de philosophie que de sa présence au monde. On pourrait dire ici ce que Clément Rosset dit de sa propre œuvre philosophique : il ne s’agissait pour lui que de rendre hommage « au privilège d’exister » (Le choix des mots). La clé de la jouissance originaire est là, quoique encore trop vaguement esquissée : dans l’existence perçue comme une très énigmatique aubaine, un adoubement secret, sans exemple et sans précédent.

   Il y aurait bien d’autres choses à dire pour éclairer cette étrange jouissance d’être. Rosset aime citer ce mot de Sigismond dans La vie est un songe de Calderon : « Le plus grand crime de l’homme est n’être né ». Et il commente : « Crime parfait que de naître, crime parfait que de vivre. » (La joie et son paradoxe, dans Le choix des mots) Être au parfum, quant à ce crime, c’est le grand secret. Vivre dans la familiarité silencieuse du crime d’être, c’est donner à son existence des pouvoirs absolus. Entendons-nous bien : ce crime n’est pas simplement destructeur, il est annihilateur, il est anéantissant. En existant, on fait place nette absolue, on obtient le pouvoir de tout repenser, de tout transposer. Ce pivot donne à un philosophe le pouvoir de tout redéfinir, de faire comme si rien n’avait été pensé avant lui (« recommencer tout depuis les fondements » comme dit Descartes).

   Dans le fond, il ne s’agit que de faire main basse sur le fonds entier de son être (là est aussi le geste criminel). On se saisit d’une promotion absolue qui dort en toute existence humaine. Car un existant appréhende le fait entier de son existence comme une élection. Exister, c’est être élu, soi seul, pour exister. Bien entendu, cette élection pétrifie d’étonnement. Elle le fait d’autant plus que l’on se voit moins comme un être exceptionnel.

   Le philosophe voit donc son existence comme quelque promotion exceptionnelle, quelque grâce tombée sur lui seul. Comme Néo dans Matrix apprenant qu’il est « l’élu », il songe : « Pourquoi c'est tombé sur moi? Je ne suis personne! » Il est absolument essentiel que le philosophe ait la plus grande lucidité possible sur sa nature quelconque : s’il se croit mage, sage, inspiré par Dieu, aristocrate de la pensée, il passe à côté du sentiment d’élection dans toute sa pureté. Il faut croire Sartre sans hésiter quand il conclut ainsi Les mots : « Jamais je ne me suis cru l'heureux propriétaire d'un ‘talent’ […], ma pure option ne m'élevait au-dessus de personne. » Qu’était-il donc ? « Tout un homme, fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n'importe qui. » Sans scrupule cependant, et sans qu’il y trouve la moindre contradiction, le philosophe estime être un esprit supérieur, surhumain. À la manière toutefois dont Nietzsche définit le surhumain : comme une simple volonté d’être l’existant que l’on est (c’est tout le sens de la « volonté de puissance » nietzschéenne). Cela n’est possible que si l’existence seule assure la plus haute, la plus souveraine des élévations.

   Notons en passant que l’on explique ainsi une partie de la haine de Nietzsche à l’égard de Socrate. Socrate a été celui qui a vendu la mèche quasiment dès le départ de l’aventure philosophique. Les Grecs concevaient la supériorité intellectuelle comme exprimant des instincts aristocratiques. Mais Socrate, le plébéien (qu’Alcibiade décrit dans le Banquet comme un homme de la rue), a fait entendre une extraordinaire voix d’homme quelconque (c'est-à-dire la voix même de la philosophie, mais mise à nue). Cette voix a écrasé toutes les puissances du discours (elle continue d’ailleurs à le faire). Contrairement à ce que l’on croit, la haine de Nietzsche ne tient pas tant à l’arrogance du procédé, qu’à sa trop grande visibilité : par sa laideur, par sa faculté à trop se faire remarquer, par son côté peuple insolemment montré, Socrate a bien failli tout faire capoter (il y a certes d’autres griefs, mais celui-ci est le grief de fond).

   Passons à la phase suivante d’élaboration de philosophie. L’ingrédient dont nous disposons est l’existence du philosophe, existence marquée par un caractère aveuglant d’élection, d’exception. Ce trait peut être tel, il peut apparaître si évident (comme un shibboleth, un signe de reconnaissance, qui ne servirait que d’auto-reconnaissance) qu’il en devient surnaturel, miraculeux, impossible… (toutes les modalités de l’exceptionnel sont permises). Il ne reste plus au philosophe qu’à relater la manière dont un existant absolument inattendu, lui en personne, peut s’ouvrir à l’être, à la connaissance, au Bien, au Mal. Étant entendu que tout cela est une histoire d’arrivée. On raconte une arrivée au monde hors normes, au fond impossible (puisque le philosophe est un homme quelconque, entièrement dans la norme humaine) et pourtant réelle, effective.

   Cela explique que les possibilités décrites ont toujours ce double caractère de surnaturel et de réel, d’impossible et d’effectif. Ainsi, pour ne prendre que cet exemple (parce qu’il a des vertus très pédagogiques), « le jugement synthétique a priori » de Kant. Il est en soi impossible : comment pourrais-je connaître des propriétés d’un objet avant qu’il me soit donné dans une expérience ? Et pourtant il se produit effectivement. Il y a réellement des jugements synthétiques a priori. Bien entendu, on peut le contester. Mais Kant lui-même le présente comme hors de toute discussion. Sans doute a-t-il, au fond de lui-même, quelques scrupules (puisqu’il connaît la genèse psychique et intellectuelle d’un « jugement synthétique a priori »), mais un « kantien », shootée à la « philosophie transcendantale », affirmera sans aucune hésitation la réalité des jugements synthétiques a priori.

   Nous devons maintenant aborder une dernière phase essentielle. Le noyau, le point de départ de l’élaboration philosophique ne doit surtout pas être montré. C’est peut-être à quoi songe Clément Rosset quand il parle du « crime parfait » d’exister. Pas plus que l’auteur d’un « crime parfait » ne peut rien dire qui conduirait la police jusqu’à lui, le philosophe ne peut rien exposer du geste, de la pensée qui le conduit à philosopher. Pourquoi ? Pour de très nombreuses raisons. Chaque philosophe a pu élaborer des raisons à sa mesure. Mais il en est une qui est sans doute générale et a joué dès l’origine de l’aventure, il y a vingt-cinq siècles. Platon a certainement senti le danger de la manière socratique de philosopher. Il y a tout lieu de penser que Socrate exposait le noyau même de l’acte philosophique. Cela se devine entre les lignes de certains dialogues, en particulier de l’Alcibiade (il serait un peu long de le montrer en détail, mais nous avons déjà fait quelques remarques à propos du Phèdre).

   Pourquoi y avait-il danger, extrême danger même ? Puisque tout procède de l’homme quelconque découvrant en lui, en tant qu’existant, un pouvoir absolu d’affirmation et de création, le danger était que n’importe qui s’empare du pouvoir (et de l’aubaine) de philosopher. D’une part, aucune philosophie au sens où nous l’entendons encore aujourd’hui (des maîtres d’un côté, des lecteurs, des étudiants, des disciples de l’autre) n’aurait été possible ; la poule aux œufs d’or aurait été tuée dans son œuf originaire. D’autre part, il y avait un enjeu politique considérable, et c’était ce qui préoccupait au premier chef Platon. Pourrait-on gouverner une cité où le pouvoir de philosopher serait accessible à chacun ? Platon a pensé que non, ce qui était sans doute une erreur tragique (mais c’est une autre histoire).   

 

    La conséquence est évidente : on n’élabore aucune philosophie (de celles qui se bousculent dans les manuels et s’enseignent dans les amphis) sans un travail préalable de sécurisation. Comme l’habitant du Terrier de Kafka, le philosophe est une taupe prudente : il commence par s’assurer une protection dans son propre système. Il creuse galeries, labyrinthes, leurres divers. L’important est que personne ne s’introduise au lieu où il pense. Il ne faut surtout pas que l’on devine sa présence dans son terrier (ni que l’on sache que terrier il y a). Évidemment, de telles opérations laissent des traces. On trouvera dans toute philosophie des plages blanches, des cases vides, des zones interdites, comme à l’hôtel dont Jack est le gardien, dans le film Shining de Kubrick : la fameuse chambre 237.

   Ces traces sont amplement visibles (presque trop) dans le premier exemple du genre qu’est la philosophie platonicienne. Ce sont, par exemple, ces silences de Socrate dans divers dialogues : le Phédon, le Banquet, la République. Pour nous en tenir aux visions du Phèdre que nous avons déjà évoquées, la zone interdite est proprement immense, puisqu’elle a toute l’étendue de la septième sphère du ciel. On notera que la vision expose, avec beaucoup de détails rocambolesques, l’impossibilité pour les âmes humaines de savoir ce qui s’y passe vraiment, dans ce septième ciel. Une âme, toutefois, y arrive à peu près : celle du philosophe – comme par hasard.

   On peut parler d’un progrès en philosophie depuis Platon, cela est indéniable. Mais sur quoi porte-t-il ? Sur l’efficacité du travail de sécurisation. Il est devenu beaucoup plus subtil, technique, rusé. Parfois une philosophie n’évolue, ne prend des « tournants fondamentaux » qu’en fonction d’une sécurisation incomplète dans les premières œuvres. Ainsi le fameux « tournant » heideggérien, qui ne vise qu’à colmater les entrées trop visibles du terrier dans une œuvre comme Être et Temps. À grand renfort d’« oubli de l’être », de « retrait », de « secret », de « voilement », de « cèlement », le philosophe procède aux aménagements indispensables. Ce que l’on a appelé le « tournant langagier » (Lacan, Derrida, Deleuze et d’autres) était du même type : il s’agissait de permettre encore quelques décades de survie à la philosophie traditionnelle en s’assurant d’un bon nombre d’intoxiqués (l’affaire, mené avec une dose de ruse, un sens stratégique dont on n’aurait pas cru des philosophes capables, a très bien réussi). *Bien entendu, une philosophie ne se borne pas à des travaux de sécurisation. Ces travaux ne sont que la condition préalable pour une production philosophique. Autant en profondeur (dans son terrier) le philosophe est prudent et retenu, autant il est inépuisablement généreux dans sa production de substance philosophique. Une philosophie, c’est un trait remarquable, est extrêmement vivace, très apte à la croissance et aux excroissances. Son énergie végétative la rend d’ailleurs apte à capter, à avaler des êtres intelligents tout entiers, comme la plante carnivore de la Petite boutique des horreurs, le film de FranK Oz de 1986.

   On peut dire qu’il y a deux catégories d’intellectuels qui ne comprennent rien à la philosophie : ceux qui n’en sentent pas la nature toxique, ceux qui se laissent intoxiquer. Ajoutons qu’il y a deux catégories de pseudo philosophes qui ne connaîtront jamais le miracle de philosopher : ceux qui ignorent le secret et croient qu’il est facile d’intoxiquer à leur tour (comme Hegel, Heidegger ou Deleuze ont su intoxiquer), ceux qui le connaissent et en sont paralysés : ils ne construisent que des systèmes hyper-sécurisés, des pièges où ils s’enferment eux-mêmes, des pièges glacés : de nouveau comme Jack dans Shining qui finit congelé dans son labyrinthe de verdure (fin).   

                          

 

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Published by Tellez
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Tellez 07/02/2011 08:58



Anthony : difficile de te répondre sans me remettre dans les rails précédents. A quoi bon répéter, surtout quand ça signifie "se répéter". Il faudrait un minimum d'accord pour qu'une
discussion marche. Ne serait-ce que sur cette proposition : dans toute philosophie, il y a une part toxique, une part non toxique. J'ai dit 99 % et 1 %. On pourrait par exemple discuter ces
pourcentages. Mais sur quoi d'autre discuter?   



Anthony Le Cazals 04/02/2011 15:54



Principe d'Hormesis ou du Pharmakon qui en biologie environnemental porte un autre nom pour dire qu'il vaut mieux un peu de pollution ou d'anti-corps.


 


La même chose se retrouve avec le lait de vach, on dit que c'est la boisson la plus toxique qui soit pour le jeune enfant mais en même temps ce serait (un peu comme chez les toltèques qui se
déformaient le crâne). Mais déjà avec système, sujet, vérité tu produit beaucoup de mots vides, il n'y a qu'à partir autour de soi et oui certaine personnes ont traversé des expériences à
turbulence qui leur permettent de comprendre  les textes philosophiques plus ardus. Mais reste le logos endiatitos, le discours qui vient de l'imtime, de l'expérience concrète... C'est par
l'affirmation collective de cleui-ci que se produisent des choses nouvelles qui de fait subvertissent l'ordre établie (par exemple Tesla avec son énergie libre qu'il n'a pas pu mettre en place
parce qu'il es allé voir un tenant de "l'économie de la rareté"  à savoir JP Morgan celui qui déclencha par appât de gain la crise de 29. Pour Morgan, pour Rockefeller comme pour tout les
tenants des standards Or et pétrole, il faut fonctionner sur le mode de l'épuisement ceci correspond à un cerveau fossile. Les philosophes dont certains que tu ne souhaitent aborder produisent un
autre cerveau sans que l'on ait besoin d'aller au coeur aride de la système métaphysique qui tombe comme un figue trop mûre et pourrit. Ce qu'ils sont allés chercher en dehors de leur philosophie
est davanage que le 1%. La longueur des discours a pour but selon moi de fixer une certaine tonalité cérébrale non une écoute mais un entrain, un oeil vif, un nécessité de se tenir aux aguets...
Si tu t'en tiens à 1% de non toxique alors soit il est métaphysique (sujet, système, vérité : qui sont des toxiques puisque je ne les rencontre nulle pat ailleurs que dans les livres) soit il
est  de l'ordre d'une consommation qui ne saist le noeud toxique (Badiou parlerait à son propre égard d'"aridité" pour donner une variante de terme).


Reste les "esprits" (encore un vieux mot) commotionné, frappés, dérangeant et contre cela tu ne pourra rien y faire car les puissants se servent tot ou tard dans le gouvernail à petite vue des
analyses des philosophes (par exemple Swift le leibnizien, Machiavel, Guizot...), car entre philosophie et politique il y a un lien qui permet de traverser les tempête, même la politique tiendra
moins à l'avenir sur l'éection et la représentation et davantage sur le tirage au sort et la délibération.


 


Mais trève de discussions mieux vaut se taire puisqu'il ne s'agit pas ici de fixer une certaine intensité mais de dialoguer et donc mieux vaut aller faire l'amour et exercer son goût à manger
ripailles (autres formes d'extension du champ libidinal, tiens autais-tu un autre nom pour cela)...



Tellez 04/02/2011 09:48



Anthony, ma réponse est dans le com 2 de la note précédente. Amicalement.



Anthony 03/02/2011 17:41



Première Bourde : Pour ta gouverne tu as la même pensée dépréciable qu'Alain Minc, cf. L'introduction à son Keynes. où il confond précisément homme supérieur et surhomme. Nietzsche ne s'est
jamais pris pour le surhomme pour la simple raison qu'il se prenait pour un demi-dieu mortel nomméé Dionysos. Or Dionysos enfante Zarathoustra qui avec sa procssion enfante le surhomme qui est le
dépassement de l'humanité. Ceci est aussi corroborer par le fait qu'il faut pour saisir la pensée de Nietsche comprendre que l'homme supérieur est d'origine chrétienne que Nietzche y  oppose
le créateur (l'homme supérieur est jugé à de multiples endroit comme missgaraten c'est-à-dire "raté"). Très logiquement nous sommes à une époque d'inhumanité qui est un retour sur les
abominations de la Seconde guerre mondiale (voir d'une part la honte d'être un homme propre à Primo Levi mais reprise par Foucault, Deleuze et Derrida que tu n'aimes pas à vouloir rester dans ton
paradigme d'humanité et voir d'autre part Lacoue-Labarthe pour qui le nazisme est une pensée humaniste en ce qu'il donne une définition rigoureuse de l'homme et par suite du sous-homme (voir
entre autres interview de Badiou à rue 89 de 2009, ceci figure aussi dans son Le Siècle et dans son Logique des Mondes dans les "notes"). Badiou parlera alors du "surhomme "pour parler en fait de
l'homme supérieur. Mais cela rentre dans les pensées d'inhumanité qui par exemple prônent l'inesthétique.


 


Ta manière de rabattre les choses est sans nuance et imprudente...