Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA PHILOSOPHIE CHEZ GERMINA
  • : Rendre la philosophie populaire.
  • Contact

Recherche

Articles Récents

8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 08:59

Nouveau post sur lepoint.fr

Repost 0
Published by Sancho
commenter cet article
6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 07:21
Repost 0
Published by Sancho
commenter cet article
5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 08:03

lepoint.fr continue à publier des extraits des entretiens philosophiques de François Gauvin avec les candidats. Aujourd'hui : Bayrou.

Repost 0
Published by Jean Tellez
commenter cet article
4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 08:43

lepoint.fr publie quelques réflexions de Mélenchon, reprises dans le livre de François Gauvin ("Leur philosophie", cf les notes précédentes, ici-même). En fait ces quelques répliques sur le sens de l'Histoire et la révolution ne donnent qu'une idée très générale de l'entretien philosophique que François Gauvin a eu avec le candidat du Front de gauche. Aujourd'hui lepoint.fr continue avec François Bayrou. 

Repost 0
Published by Jean Tellez
commenter cet article
1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 11:33

Le chapitre sur Philippe Poutou dans le livre de François Gauvin, "Leur philosophie" est en ligne sur le site du NPA.

 

Page facebook du livre.

Repost 0
Published by Jean Tellez
commenter cet article
26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 18:13

Trois rushes non utilisés dans le livre : François Gauvin, Bayrou, Hollande, Mélenchon etc. Leur philosophie, sont publiés sur la page facebook. Il y en aura d'autres. Certains seront publiés ici.

Repost 0
Published by Jean Tellez
commenter cet article
25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 08:54

candidats-philo-couv

 

 

Vous trouverez très vite des extraits de ce livre de François Gauvin, ainsi que les rushes non utilisés des entretiens philosophiques avec les candidats, dans cette page facebook.

Repost 0
Published by Jean Tellez
commenter cet article
19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 09:00

candidats-philo-couv

 

François Gauvin

Bayrou, Hollande, Joly, Le Pen, Mélenchon, Sarkozy... Leur philosophie, 224p., 11,90 euros.

 

De novembre 2011 à fin janvier 2012, François Gauvin a demandé à quinze candidats à l'élection présidentielle de répondre à ses questions. Que pensent-ils vraiment de la nature humaine, du pouvoir, du bien, du mal, de la religion, de la civilisation, du progrès technique?

La philosophie au rendez-vous d'un grand moment démocratique.

Canadien émigré en France, François Gauvin est philosophe de formation, enseignant et journaliste. Il collabore régulièrement aux hors-séries du magazine Le point.

Parution le 7 mars.

Repost 0
Published by Jean Tellez
commenter cet article
27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 09:58

couv morin-mes philosophes

 

Edgar Morin publie chez Germina (parution le 23 novembre) Mes philosophes, 162 p., 14 euros.

 

Extrait

 

Les philosophes qui m’ont marqué sont (...) ceux qui ont nourri l’unité et la diversité de mes interrogations. Mes philosophes, je le répète, ne sont pas tous des « philosophes », on y trouve des romanciers comme Dostoïevski, des mathématiciens et méta-mathématiciens comme Heinz von Foerster, des fondateurs de spiritualités et d’éthiques comme Jésus ou Bouddha et aussi le titan Beethoven qui exprime, en paroles, une philosophie profonde dans son « Muss es sein ? Es muss sein ! ».

Sans mes philosophes, je ne serais et ne saurais avoir qu’étonnements, horreurs, émerveillements ; avec eux, j’ai cultivé et formulé mes étonnements, horreurs, émerveillements. Ils ont nourri ma vie en nourrissant ma pensée, et ma pensée formée à partir d’eux a nourri ma vie inséparablement. D’où la nécessité aujourd’hui, je l’ai dit, de reconnaître mes dettes et d’exprimer mes reconnaissances.

Ma relation à la philosophie a été ouverte, et ne s’est jamais enfermée dans la discipline philosophie. Des connaissances historiques, biologiques, anthropologiques, physiques, mathématiques (de mon professeur d’histoire Georges Lefebvre à von Foerster) m’ont apporté quelques unes de mes idées philosophiques ; en retour, des philosophes (comme Héraclite, Pascal, Rousseau, Hegel) m’ont incité à me nourrir toujours plus de connaissances historiques, biologiques, anthropologiques, physiques, mathématiques. Je ne peux oublier non plus ma dette à des compagnons de vie, comme Dionys Mascolo, Robert Antelme ; à des compagnons d’aventure intellectuelle, comme Jean Duvignaud, Kostas Axelos, François Fetjö (au sein de ma revue Arguments), Claude Lefort et Cornelius Castoriadis ; aux amis du « groupe des Dix » (qui s’est réuni entre 69 et 76) : Jacques Robin en premier, Henri Atlan, Joël de Rosnay, René Passet, Michel Rocard, Jacques Sauvan... Puis sont venus les amis-frères de l’aventure de la complexité : Jean-Louis Le Moigne, Mauro Ceruti, Gianluca Bocchi, Oscar Nikolaus, et de nouveaux compagnons de tous continents.

En philosophie, comme d’ailleurs dans tous les domaines, j’ai été comme une abeille qui produit du miel de toutes fleurs. Ainsi, j’ai pris du pollen chez Kant, sans me plonger dans le kantisme, beaucoup plus chez Hegel, sans devenir hégélien. Cela signifie aussi que ma culture philosophique est lacunaire, sans être partielle, dans le sens où je n’ai jamais isolé mes connaissances philosophiques, j’ai toujours cherché à les intégrer à une démarche intellectuelle et existentielle, globale, reliante, contradictoire. J’ai cherché, trouvé, chez mes philosophes, des stimulations toujours, des illuminations quelquefois.

Mes philosophes m’ont aidé à me sentir relié à tous les domaines de la vie et de la connaissance, à rejeter ce qui rejette, à entretenir un sentiment infini de solidarité : ce que le Tao appelle l’esprit de la vallée qui « reçoit toutes les eaux en elle ». Mon cheminement spirituel est une aventure de quatre-vingt années, où j’ai fait de ma recherche subjective originaire de vérité, une recherche tous terrains, et de cette recherche tous terrains, une recherche de moi-même. Comme Héraclite, je peux dire : « Je me suis cherché moi-même. »

En cela j’ai échappé à l’imprinting culturel dominant, en particulier à l’injonction qui somme chacun de se spécialiser, de se consacrer au savoir émietté, parcellaire d’expert.

         Je suis resté autodidacte, alors même que j’apprenais tant de mes philosophes. J’ai été mu de moi-même par moi-même dans la recherche de mes vérités, et cet autodidactisme m’a conduit à trouver mes maîtres à penser. Je n’ai eu aucun maître à penser unique, mais une constellation d’étoiles maitresses d’Héraclite et Lao Tseu jusqu’à Breton, Bataille et von Foerster…

Chacun dans son enfance, s’est posé des problèmes primordiaux et indiscutablement philosophiques. Ces questions sont, chez la plupart des adultes, jugées naïves et inutiles. Pour ma part, les sources de ma curiosité enfantine sont restées vives, et sans cesse, je suis revenu, à mes questions adolescentes, qui sont les questions éthiques et philosophiques premières, de la vie, de la mort, du « qui somme-nous ? », « d’où venons-nous ? », « où allons-nous ? », celles des origines, du devenir, du réel, du sens et du non-sens.

C’est pourquoi cet ouvrage pourrait être suivi d’un autre : « Vers l’indicible ».

 

 

Invitation à la présentation du livre : http://www.iscc.cnrs.fr/IMG/pdf/invit-morin.pdf

 

 

Repost 0
Published by Tellez
commenter cet article
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 15:10

   Dans une philosophie, on observe souvent un moment singulier produisant un effet sensationnel. On pourrait l’appeler « l’effet des trois coups », en référence aux trois coups frappés sur la scène d’un théâtre juste avant le lever de rideau.

   Les trois coups (précédés de neuf ou douze coups rapidement frappés) imposent le silence. La scène va s’ouvrir, les acteurs vont y surgir.

   On pourrait aussi évoquer un « motif », inaugural et fracassant, comme les trois notes brèves, suivies d’une longue, qui sont le lever de rideau de la 5e symphonie de Beethoven. On pourrait donc parler d’un « effet Beethoven ».

   Toutefois, les trois coups ne résonnent pratiquement jamais dans les premières lignes d’un ouvrage philosophique. Il faut s’aventurer assez loin dans le texte pour les entendre. Le cas le plus simple à exposer serait celui des Méditations Métaphysiques de Descartes. Je pense, je suis, j’existe, voilà les trois coups, voilà l’effet Beethoven proprement cartésien.

   Les trois coups retentissent sous la condition d’une double rareté : rare féquence et peu de mots. Ils tranchent sur le texte philosophique qui les contient, où se développent longuement des thèses. Ils n’expriment d’ailleurs pas de « thèses », ils ne défendent pas un point de vue, mais exposent un motif, un motif d’ouverture. Ils sont du fragment, non développable, à prendre à l’état brut.

   Quelques philosophes grecs ne nous sont connus que par des fragments. On peut s’attendre à ce que la postérité ait précisément su détacher de ces œuvres philosophiques originelles, la part des trois coups. Ainsi le fragment 3 de Parménide dans l’édition de Diels : « C’est la même chose, en vérité, que penser et être ». On peut espérer que ce fragment ne soit pas la conclusion de longues réflexions ou quelque pièce maîtresse d’une argumentation philosophique : c’est une ouverture, c’est un début fracassant.

   Les Recherches philosophiques sur l’essence de la liberté humaine de Schelling commencent par une trentaine de pages assez ennuyeuses. Le philosophe se défend de l’accusation de spinozisme, argumente de façon abstraite sur les rapports entre système philosophique et liberté… Le livre n'est pas loin de nous tomber des mains, quand une idée le traverse tout à coup : celle d’un fond originaire, chaotique et obscur de l’être. Et voici qu’apparaît cette phrase : « Nous ne connaissons rien qui puisse inciter davantage l’homme à tendre de toutes ses forces vers la lumière que la conscience de la nuit profonde dont il a surgi pour s’élever à l’être-là. » (Œuvres métaphysiques, Gallimard, p. 146) Après ces mots retentissants, équivalents des trois coups du « destin frappant à la porte » dans la symphonie de Beethoven, les Recherches philosophiques sur l’essence de la liberté humaine ont une tout autre allure…

   Les trois coups exposent un motif porteur. Il faut l’entendre en un double sens. D’une part, ils font affleurer une pensée qui porte souterrainement l’ensemble d’un texte philosophique. D’autre part, ils sont un condensé de dicible, un condensé compact. Ils ne sont pas destinés à être analysés, argumentés, mais à servir de pièce sombre et brillante, d’atout maître pour tout un livre, toute une œuvre philosophique. Dans Être et Temps de Heidegger, il faut attendre la page 136 du § 29, « Le Dasein comme Befindlichkeit », pour entendre retentir un premier coup. Dans la Befinlichkeit (que l’on peut traduire par « disposition d’humeur », « sentiment de la situation », « sentiment d’être là »), le Dasein découvre son « être-jeté », son « là ». Heidegger ajoute : « la disposition d’humeur place le Dasein devant le ‘que’ de son là, le confrontant ainsi à ce que celui-ci a d’inexorablement énigmatique ». Le coup frappé retentit exactement sur le « que ». Sur le fait que je suis. « Inexorablement énigmatique », c’est la résonance du coup. L’impact sonne comme « inexorablement énigmatique ». D’autres coups retentiront…

   L’effet des trois coups est celui d’une vague, d’une clameur, d’un bruit, d’une couleur, d’une résonnance ; une déclaration entame une progression ondulatoire à travers le texte. Ce dernier peut amplifier l'onde ou la réduire progressivement. Dans quelques cas, elle semble disparaître sitôt produite, comme si l’effet des trois coups cherchait à s’étouffer. Ainsi dans le Cours de philosophie en six heures un quart de Witold Gombrowicz, on trouve soudainement ceci dans un passage où s’exposent assez laborieusement les rudiments de l’existentialisme : « […] j’ai l’idée dans ma conscience de ma naissance en 1904 […] Tout a changé d’une façon démoniaque. Cela change l’univers. » (Rivages poche, p. 91-92) Après la brèche provoquée par ces mots, la leçon de philosophie reprend son train-train, comme si rien ne s’était produit. Pourtant les questions nous assaillent : que s’est-il passé de démoniaque l’année 1904 ? Si c’est la naissance de Gombrowicz, pourquoi ce fait est-il si rapidement laissé de côté ? En fait, au cours de l'année 1904, retentissent les trois coups. « Tout a changé de façon démoniaque » est le retentissement. C’est du bruit. « Démoniaque » est la façon dont résonnent les trois coups de la venue au monde de Gombrowicz.

   Ce terme de « démoniaque » est révélateur de la nature même de la philosophie. Rappelons que Platon présentait la personne de Socrate et son savoir comme relevant du genre démoniaque ou démonique. Si nous notons, en outre, que les trois coups résonnent toujours dans une philosophie comme une évocation du fait de l’existence (ils installent l’atmosphère, ils introduisent deux ou trois mots qui font résonner le fait de l’existence), nous pouvons conclure que le savoir philosophique ne peut naître que d’un événement de nature fracassante : le fait d’être au monde, le fait d’être là. L’événement est démoniaque en ce qu’il bouleverse tout ce qui a été pensé, il brise tout le pensable. Mais il ne paraît pas pour autant susceptible d’être exposé. L’exposer reviendrait à fonder toute la force d’une philosophie sur le seul impact (énigmatique et sublime) de la venue au monde du philosophe. Voilà pourquoi l’événement est seulement annoncé sous la forme des trois coups.

   Ce phénomène serait à étudier de très près (il faudrait donc oser l’exposer, en faire un thème de la philosophie). Il convient de perdre cette retenue qu’ont aujourd’hui la plupart des gens pour les questions dites « fondamentales ». Cela ne nous aiderait pas seulement à « faire de la philosophie » (en comprenant mieux l’exacte portée des possibilités philosophiques), cela éclairerait considérablement sur la portée pratique de la philosophie (en particulier son lien avec la question du bonheur).

   Remarquons d’ailleurs pour finir que l’effet beethovien des trois coups est susceptible de retentir en toute existence humaine et intéresse donc bien la conduite de la vie. On peut douloureusement regretter de n’avoir pas été fidèle à certaines vagues que l’on a traversées dans l’existence, à quelques notes musicales, à quelque couleur vive qui ont contenu tout le sens de la vie. Comme le Bergotte de Proust devant « la précieuse matière du tout petit pan de mur jaune » dans un tableau de Vermeer : « Il attachait son regard, comme un enfant à un papillon jaune qu’il veut saisir, au précieux petit pan de mur. » « C’est ainsi que j’aurais dû écrire, disait-il. […] il aurait fallu passer plusieurs couches de couleur, rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune. »

Repost 0
Published by Jean Tellez
commenter cet article